Sées : les nuisances, rue Billy
3 03 2010« En complément de votre article sur les nuisances sonores de Sées paru dans votre édition du 16 février, je tiens à vous signaler que, habitant rue Billy à Sées depuis 1981, j’ai vu se dégrader considérablement la qualité de vie du fait des nuisances sonores subies dans cette rue.
Comme vous le signalez, il y a trois cafés très proches dont deux côte-à-côte… mais il y a peu de temps encore ils étaient quatre dans le même périmètre. Le 4e, le “Colibri” a heureusement disparu…
Un voisin immédiat, le “Tribal Café”, m’a mené la vie dure ! La municipalité, les gendarmes, la préfecture et même la DDASS (qui est responsable de la santé des citoyens) n’ont pas toujours été sensibles aux appels au secours… même s’ils disaient comprendre… Il faut renoncer à des responsabilités municipales malgré de nombreux encouragements du fait d’une réputation de “râleur” et d’empêcheur de tourner en rond que l’on finit par acquérir… et qui aurait pu nuire au résultat des urnes… Ne facilite pas les choses la lâcheté des témoins qui ne veulent pas s’attirer d’ennuis en témoignant.
Jeunes bien imbibés
Il faut donc se battre seul. Mon voisin condamné en première instance a fait appel et a été à nouveau condamné avec, à la clef, 3 000 € de dommages et intérêts… Son avocat évoquait la normalité d’une “rue de la soif” nécessaire pour que les jeunes puissent se défouler.
Professionnel de santé, je déplorais et déplore encore l’état d’ébriété de ces jeunes bien imbibés qui n’hésitent pas à prendre le volant pour rentrer chez eux. Il est vrai que la politique d’ “Open bar” où vous pouvez consommer à volonté et les grands groupes producteurs de spiritueux sont responsables de l’alcoolisme des jeunes et cela quelle que soit leur classe sociale…
Reste que pour se défendre, il faut investir dans des constats d’huissier (mais à une heure du matin… il faut espérer qu’il arrive à temps), faire des enregistrements sonores officiels qui ne soient pas contestables. Ne pas hésiter à se renseigner auprès de ces associations qui militent contre ces nuisances sonores, elles sont souvent de bon conseil.
Du mieux ?
Le nouveau tenancier du bar voisin m’a l’air nettement plus raisonnable ; il a témoigné dans l’article précité et déplore le comportement de sa clientèle…
Les beaux jours vont bientôt finir par arriver et plus d’un Sagien redoute à nouveau les soirées “terrasse” ; les procédures légales restent vaines malgré la jurisprudence (terrasses qui empiètent sur la voie publique ou sur des places de stationnement). Mais si à 23 heures tables et chaises sont enlevées, rien n’empêche la clientèle de rester verre à la main sur la terrasse…
En attendant… je collectionne les avis affichés par des bars partout en France comme à l’étranger et qui appellent au respect du voisinage. L’obligation de fumer dehors n’arrange pas les choses et il est regrettable que la loi d’interdiction de fumer dans les lieux publics n’ait pas été plus souple vis-à-vis des cafés-bars… ».
C. MEYER
Nota : les intertitres émanent de la rédaction.
Vos plus récentes réactions